Alors que 67% des Français se disaient déjà « favorables à l’implantation d’une éolienne à un kilomètre de chez eux » en 2011, le chiffre des personnes considérant que l’énergie éolienne présente « des avantages » est aujourd’hui de 75%. Il est à noter qu’il monte même à 85% chez les habitants des petites communes rurales. Parmi les inconvénients engendrés par les éoliennes, les personnes sondées citent la pollution visuelle à 43%, sonore à 34% et le problème de l’intermittence à 39%.
Interrogées sur « les options à privilégier pour diminuer la dépendance énergétique », les personnes sondées donnent là encore la priorité aux EnR et à la sobriété énergétique : 31% déclarent qu’il faut « massivement investir dans les énergies renouvelables », quand la même proportion, 31%, estime qu’il faut « changer nos habitudes de consommation en dépensant moins d’énergie ». Le recours au gaz de schiste est en revanche massivement rejeté par les Français – 5% des sondés seulement souhaite « exploiter davantage » ce type de ressources.
Sur les moyens à utiliser pour augmenter la sobriété énergétique, les trois réponses les plus souvent mentionnées sont : éteindre les appareils électroniques plutôt que les laisser en veille (49%), réduire la température des logements en hiver (37%) et choisir des équipements électro-ménagers peu consommateurs d’énergie (31%). Privilégier les modes de transports tels que le vélo et la marche ne remporte en revanche pas un franc succès, avec 18% de réponses seulement.
Le CGDD note également un engouement tout à fait nouveau pour les véhicules propres : alors qu’en juin 2011, 45% des personnes interrogées déclaraient privilégier, pour l’achat d’un véhicule, un moteur diesel, cette proportion est tombée un an plus tard à 20%. A contrario, seuls 8% des sondés privilégiaient le moteur électrique en 2011, contre 19% en 2012, et 38% pour le moteur hybride.
Autre chiffre riche d’enseignements : si les énergies renouvelables sont plébiscitées, les Français ne sont pas prêts à payer plus cher l’électricité pour faire baisser la part du nucléaire dans le mix énergétique : 47% des personnes interrogées se disent prêts à n’accepter « aucune hausse » des tarifs de l’électricité pour sortir du nucléaire. 35% accepteraient une hausse modérée (entre 5 et 10% d’augmentation des prix), et 3% une hausse de plus de 50%. Sans surprise, ce sont les ménages les plus aisés qui sont les plus prêts à accepter une hausse importante.
Ces données sont instructives, à l’heure où le gouvernement réfléchit à une hausse conséquente de la CSPE (Contribution au service public de l’électricité), destinée notamment à financer les énergies renouvelables.

